L'ARTISTE

 

Artiste Jacqueline Bilheran-Gaillard Artiste Jacqueline Bilheran-Gaillard
Atelier Jacqueline Bilheran-Gaillard Musée Jacqueline Bilheran-Gaillard Exposition Jacqueline Bilheran-Gaillard

 

 

Née en 1949 à Sainte-Foy-la-Grande en Gironde. Vit et travaille à Soultzmatt, dans le Haut-Rhin.
Elle expose à la fois des peintures, des photographies et, plus récemment, des sculptures.

Ses œuvres sont des techniques mixtes, qui mêlent report photographique et peinture pour les toiles, assemblages de matériaux et objets divers, métal, carton, tissu, plastique, collages, peinture et résine, pour les sculptures.  Juxtaposition, superposition, accumulation sont le point commun de cette esthétique du fragment, de la trace, du vestige.
L’artiste expose certaines photographies pour elles-mêmes, les autres servent de matériau à son travail pictural. Les sculptures sont aussi conçues en séries qui accompagnent les peintures et les photographies.

Les formes des objets techniques transformés par l’usure et l’épreuve du temps sont une source continue d’inspiration. Le temps érode les matériaux, leur donnant la beauté fascinante du bizarre. La décharge opère des rapprochements incongrus, ultime figure d’une rhétorique de la catastrophe, de l’écroulement. La photographie isole les détails, sublime les formes.  Le travail de la peinture ou de la sculpture achève cet ennoblissement de la chose en lui donnant la forme et l’essence de l’œuvre.  Il idéalise et crée du sens.
L’homme est absent, le plus souvent de ses oeuvres. Mais  il est présent par la trace de la perfection des objets techniques, subsistant malgré la corrosion et l’entassement, et par l’émotion que suscitent ces vestiges du travail humain.

« Je m’efforce de réenchanter ces fragments dérisoires. Comme de modernes « Vanités », ou des « Ruines » contemporaines, mes œuvres renvoient à la fragilité des œuvres par lesquelles l’homme s’efforce de dominer le monde et d’échapper à l’emprise du temps. Mais, avant tout, elles s’efforcent de poétiser ces choses que nous ne regardons plus et de produire du beau à partir de ce que nous considérons comme des déchets.»